Il y a la réalité… Et notre façon de la percevoir, toute personnelle et bien subjective.

Prendre conscience que nos filtres de perception déforment la réalité va nous permettre de prendre du recul, de modifier nos réactions automatiques et finalement de vivre une vie plus sereine.

 

Vos filtres de perception négatifs vous gâchent la vie

 

Considérons la situation suivante : Vous êtes une femme. Vous avez rendez-vous pour une soirée en amoureux. Votre homme n’est toujours pas arrivé après une heure et il ne répond pas au téléphone.

Comment réagissez-vous à ce retard ? Que vous dites-vous ? Que ressentez-vous ?

En fonction de votre histoire et personnalité, plusieurs réactions seront possibles, parmi lesquelles : inquiétude (il a dû lui arriver quelque chose, un accident peut-être ?), colère (une heure de retard, c’est inadmissible, il ne me respecte pas !), tristesse (il ne m’aime pas, je ne suis pas importante pour lui), trahison (il doit être avec une autre femme), impatience, incompréhension, frustration, etc.

Ou bien, vous pourriez tout simplement accepter ce retard en considérant que votre compagnon doit avoir une bonne raison de ne pas être arrivé à l’heure, et qu’il vous l’expliquera une fois arrivé. Et vous patientez calmement en profitant de ce temps disponible imprévu…

Vous voyez que pour une même situation, les interprétations, les pensées et réactions possibles sont nombreuses. Simplement, certaines sont moins douloureuses que d’autres, et c’est là tout l’enjeu : modifier notre façon de voir les choses peut nous rendre plus heureux. Cela ne dépend que de nous !

Le problème provient des filtres que nous plaçons inconsciemment entre la réalité et nos perceptions de cette même réalité. Ces filtres déforment les situations que nous rencontrons et nous empêchent de voir la réalité telle qu’elle est dans son ensemble.

Les filtres sélectionnent les informations (à la manière d’un tamis qui laisserait passer les grains les plus fins en retenant les plus gros éléments), et nous les présentent de façon partielle et/ou biaisée. Par conséquent, les réactions qui découlent de cette interprétation peuvent ne pas être appropriées et nous causer du tort au quotidien.

Six ou neuf ? Tout est question de point de vue.

« Une perception partielle donnera inévitablement une conception partiale. »

Jacques de Bourbon-Busset

 

Je m’en sors : je change ma perception des choses

 

Pour améliorer la qualité de notre existence, nous pouvons commencer par travailler sur nos filtres de perception.

La prochaine fois que vous vivrez une expérience désagréable ou négative, posez-vous les questions suivantes (ou analysez tranquillement la situation après coup) :

1) Quels sont les faits ? (neutres, objectifs, visibles par d’autres)

2) Quel est mon ressenti ? (sensations corporelles, émotions)

3) Quelles sont mes pensées ? (dialogue intérieur)

4) Quel est le filtre de perception aux commandes ? (le prisme par lequel vous interprétez les faits : pessimisme, ressentiment, inquiétude, trahison, injustice, abandon…)

5) Si j’enlevais ce filtre, comment pourrais-je voir et agir autrement ? (recherche de solutions pour créer une réalité plus positive)

 

Nous voyons la réalité à travers le prisme déformant de nos filtres de perception.

« La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation. »

Dalaï Lama

 

Un exemple : vous vous réveillez le matin, vous devez aller travailler. Il pleut à verse.

1) Les faits : le ciel est gris et chargé, il pleut beaucoup, la rue est trempée, il y a des flaques partout et des embouteillages en bas de chez moi.

2) Mon ressenti : tension, stress, énervement

3) Mes pensées : « Ça va être une journée horrible, la pluie, les embouteillages… Quelle galère ! Si je prends ma voiture je vais sûrement être en retard. Quel temps pourri ! Je vais être trempé(e)… » à compléter, vous avez certainement plein d’autres idées 😉

4) Mon filtre : négativité, pessimisme, je vois tout en noir

5) Si j’enlevais ce filtre et décidais de me créer une réalité plus agréable (je place les filtres « responsabilité », « adaptabilité », « positivité » aux commandes) : je pourrais décider de m’adapter et passer une bonne journée malgré la pluie. Je m’habillerais en conséquence, changerais mes habitudes pour cette journée pluvieuse (utilisation de transports en commun), je pourrais même prendre plaisir à observer tous les petits épisodes cocasses dans la rue (personnes toutes crispées, de mauvaise humeur ou râlant, enfants sautant joyeusement dans les flaques sur le chemin de l’école, passants arrosés par les éclaboussures des voitures…)

Et hop ! Vous voilà à retrouver une prise sur la vie et les événements, que vous ne subissez plus comme d’impuissantes victimes. Vous redevenez acteur de votre propre vie pour la modeler au service de votre mieux-être.

Cette démarche peut s’avérer fort utile dans vos relations également, pour prendre du recul quand vous êtes en désaccord avec quelqu’un par exemple. Elle oriente vers la recherche de solutions, plutôt que sur la focalisation sur les problèmes.

 

En conclusion

 

La qualité de notre existence dépend en grande partie de notre façon d’interpréter et d’agir avec le monde qui nous entoure. Il ne tient qu’à nous d’identifier nos filtres de perception pour les modifier et en faire les partenaires de notre mieux-être. En somme, à nous de choisir si nous voulons voir la vie en rose… ou en noir…

 

Pour aller plus loin 

 

La vision de l’équipe de « Et tout le monde s’en fout » sur la vérité.

Durée : 4 minutes 37

 

 

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